Beaucoup d’outils promettent une IA qui « analyse » ou « synthétise » un dossier. Pour un rapport ARP, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Le rapport rapporte des faits matériellement observés ; il n’appartient ni au logiciel ni à l’IA de conclure quoi que ce soit.
Ce que l’IA fait
- Elle reformule un texte source (note vocale transcrite, observation saisie) en français clair et factuel.
- Elle ordonne les éléments dans une chronologie à partir de leurs horodatages.
- Elle signale des points de vigilance : photo sans légende, gap temporel, élément sans timestamp fiable, formulation interprétative.
Ce que l’IA ne fait pas
- Elle n’ajoute aucun fait absent des sources.
- Elle ne déduit pas d’intention ni de comportement (« le sujet fraude », « la personne ment » : interdit).
- Elle ne dit jamais qu’une preuve serait « recevable » : c’est l’appréciation souveraine du juge.
Le garde-fou : le brouillon
Toute sortie de l’IA est marquée comme brouillon. Elle ne devient un élément de rapport qu’après validation humaine explicite, section par section. Le détective reste l’auteur du rapport ; l’outil ne fait que lui faire gagner du temps sur la mise en forme.
Un détecteur repère par ailleurs les formulations spéculatives (« manifestement », « visiblement », « semble », « probablement »…) et les remonte pour relecture. L’objectif n’est pas d’automatiser le jugement, mais de protéger la rigueur du rapport.